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AFP
Le maestro Tabachnik lavé de tout soupçon
GRENOBLE.
Le chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik a été définitivement relaxé hier par la justice française, relaxé par la Cour d'appel de Grenoble. En première
instance en 2001, le musicien avait été relaxé une première fois.
"Il ne peut plus y avoir de recours. Cette décision met donc fin à un épisode judiciaire qui a duré trop longtemps", a affirmé de son côté l'avocat du
chef d'orchestre, Me Francis Szpiner qui s'est réjoui de la décision de la cour. "J'espère que ce jugement mettra un terme à une trop longue affaire et que désormais Michel Tabachnik pourra se consacrer
à la musique. Il a été par deux fois totalement mis hors de cause", a-t-il déclaré.
Ce nouvel acquittement ne surprend personne. Le dossier contre Michel Tabachnik est demeuré vide. Il a fallu que le Parquet dresse un acte d'accusation tiré par
les cheveux pour que le chef d'orchestre soit traîné devant les tribunaux. Le Ministère public lui reprochait d'avoir écrit des documents philosophiques. Dès lors, le défenseur du musicien, Me Francis Szpiner n'a
guère éprouvé de peine à démonter cette accusation qui relevait plutôt, selon les termes de l'avocat, "du délit d'opinion".
Le 31 octobre 2006, le parquet général de Grenoble avait abandonné implicitement l'accusation dans un réquisitoire de deux heures et demie. L'avocat
général Jean-Pierre Mélendez avait en effet estimé que le prévenu, seule personne jamais poursuivie dans cette affaire, n'était pas un membre important de l'Ordre, ajoutant que "Michel Tabachnik n'appartient même pas à l'Ordre !".
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